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 Que le spectacle... Commence !

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Abel Tirildil
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Umbra

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MessageSujet: Que le spectacle... Commence !   Mer 20 Avr - 16:00


Orene, pays des Inventor, un immense désert où la chaleur y est étouffante. Enfin pas totalement, sur les côtes de se royaumes, se trouve ça et là, des terres cultivables profitant de l’humidité de l’océan. C’est dans de ces rares lieux que se trouvait la cité portuaire d’Aswar, qui en plus de l’agriculture, faisait profit grâce à leurs nombreux bateaux faisant des voyages commerciaux entre Orene et les différents autres royaumes, mais aussi aux pécheurs courageux n’ayant pas peur de l’inconnu.

Les deux Umbra arrivèrent en fin de journée, le soleil se couchait nimbant le ciel de rouge. Abel sortit le premier de la calèche et aida Ai-Li à descendre en lui proposant sa main.

Quel gentleman vous faites. Dit-elle en acceptant cette main tendue.
C’est tout naturel. Répondit simplement Abel avec un petit sourire. Savez-vous où se trouve notre cher Ruben ?
Hélas non, mais selon mes informations il est du genre à aimer la boisson.
Eh bien trouvons une taverne, il se peut que notre homme s’y trouve. Dit Abel et tendant son bras à Ai-Li. Autant se faire passer pour un couple et ainsi passer inaperçu.
Bonne idée, nous pourrions aussi aller voir le coucher de soleil et nous faire un diner romantique dans un de ces restaurants. Qu’en dites-vous ? Demanda-t-elle en lui prenant le bras.
Je ne vous savez pas aussi entreprenante ma chère.
J’aime à surprendre les hommes par ma spontanéité. Répondit Ai-Li avec un petit sourire charmeur.

Ils se promenèrent un temps dans l’avenue principale, où nombre de restaurants, pour toutes les bourses, étaient présents, mais toujours aucune taverne en vue. Ils allaient tourner dans l’une des rues perpendiculaires, quand Abel demanda.

Dans votre calèche, auriez-vous quelques potions ou autres philtres ?
Bien sûr ! Répondit Ai-Li faussement courroucer. Un apothicaire digne de ce nom se doit d’avoir une trousse remplie de remède ou autre onguent.
Mille excuses, très chère. Je ne voulais pas vous manquer de respect. Dit-il imitant une expression d’excuse sincère.
Excuses acceptées. Dit-elle avec un large sourire. Alors, de quoi avez-vous besoin ?
J’aurais besoin d’un breuvage quelque peu… spécial ainsi de votre participation. Voilà ce que vous allez faire…


Abel écrit en Darkblue
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Abel Tirildil
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MessageSujet: Re: Que le spectacle... Commence !   Jeu 5 Mai - 22:26



La nuit était tombée depuis longtemps, ils avaient trouvé la taverne où le fameux Ruben Irma était présent. L’homme en question devait être là depuis le début de l’après-midi, voir avant, au vu de l’équilibre précaire dont il faisait preuve ainsi que son visage rubicond. Il était tellement absorbé par son verre, qu’il ne remarqua ni Abel dans le fond de la taverne, un verre de whisky bon marché à la main ni Ai-Li, qui s’approchait de lui.

De sa place, le bourreau ne ratera aucune miette du petit jeu de son assistante. Elle se posta à sa gauche et lui demanda.

Cette place est libre ?

La cible tourna la tête dans sa direction et sa mâchoire s’affaissa tellement qu’elle était à deux doigts de tomber. Visiblement, il n’avait pas l’habitude de se faire accoster par la gent féminine et encore moins par une femme aussi charmante qu’Ai-Li. Il bredouilla quelque chose en montrant le tabouret à côté de lui, la jeune femme s’assit avec un sourire charmeur sur le visage. La première partie du son plan c’était déroulé sans aucun souci, il ne restait plus qu’à Abel d’attendre que son assistante réussisse sa mission.

Il les observa discuter pendant de longues minutes, buvant ce whisky des plus infectes. La technique de séduction d’Ai-Li était parfaite, petit sourire rayonnant, léger contact physique et autre petit geste ne laissant pas indifférents les hommes. Elle commanda deux verres d’une liqueur qui semblaient bien meilleurs que le verre d’Abel. Ruben trop concentré à observer la poitrine opulente d’Ai-Li ne remarqua pas les gestes que cette dernière effectua avant de lui remettre son verre qu’ils burent d’une traite.

Pendant quelques minutes, ils restèrent assis à discuter de chose et d’autre. Jusqu’au moment au la jeune femme se baissa pour murmurer quelques mots à l’oreille de la cible qui eut un sourire des plus lubrique en se levant, accompagnée par Ai-Li.

Magnifique, le plan se déroule sans accroc. Pensa Abel en se levant de sa place et en payant sa boisson. Il quitta la taverne et se rendit cinq rues plus loin, dans une impasse où il retrouva son assistante et sa cible face à face à deux doigts de s’embrasser. C’était le lieu qu’ils avaient choisi pendant leur promenade plus tôt dans la journée. En voyant Abel, Ai-Li se dégagea de l’étreinte de Ruben pour le rejoindre.

Vous en avez mis du temps ! Un peu plus et je pensais devoir aller plus loin avec cet homme. Le réprimanda-t-elle.
Je m’excuse pour mon retard, je ne voulais pas qu’il se rende compte que vous étiez suivi. Répondit Abel en soutenant le regard d’Ai-Li.
T’es qui toi ? Articula péniblement Ruben. Son mac !

Abel soupira et avança vers sa cible.

Excusez-vous tout de suite auprès de la Dame. C’est une honte de la prendre pour une fille de joie !
Ce n’est rien Abel, avec ce genre d’énergumène ça ne m’étonne pas du tout qu’il m’ait confondue avec une prostituée.
Alors vous êtes qui bordel ? S’énerva Ruben en avançant vers eux.
Mon nom, ainsi que celui de mon assistante ne vous dira rien, mais dans une certaine Maison, on me connait comme le bourreau. Dit Abel avec un petit sourire sadique sur le visage.

Les yeux de l’alcoolique s’écarquillèrent, manquant de tomber de leurs orbites et devint blanc comme un linge. Le stress et l’anxiété se firent entendre dans sa voix.

L-le bourreau !? M-m-mais je n’ai rien fait !
Voyons, nous savons pertinemment que c’est faux tous les deux. Pendant une de vos missions sur un convoi du Comptoir du Dragon, vous avez tué un garde. Une fois votre faute commise, vous avez fui le plus vite possible, par peur des représailles. Seulement, on ne peut pas éternellement me fuir. Un jour ou l’autre, je retrouve toujours les coupables pour les punir.
Pitié, s’il vous plait ! Non, ne me punissez pas, c’est ma dernière vie. Dit Ruben à genoux, les larmes commençant à perler sur ces joues.
Mais si je ne vous punis pas pour votre crime, les autres ne suivront plus les règles et ce sera l’anarchie. Vous ne voulez pas que notre Maison se retrouve en plein chaos ?
N -non ! Bien sûr que non, monsieur, mais vous n’êtes pas obligés de me tuer pour ça, si ?

Abel fit semblant de réfléchir et répondit.

Bien sûr que oui ! Vous serez un exemple pour ceux voulant désobéir à Téos et à nos règles, mais je sais être magnanime. Jouons à un jeu tout le deux. Celui du chat et de la souris, enfin celui du griffon et de la chèvre.
C-comment vous savez que mon Animal-totem est la chèvre ?
Comme c’est cocasse ! À vrai dire, je n’en savais rien et ça ne m’intéressait pas vraiment. Bref, si vous parvenez à sortir de la ville par voie terrestre avant que je ne vous rattrape, vous resterez en vie. Sinon, je vous tuerai prestement. Vous avez compris ?
O-oui, monsieur.
Très bien ! Alors, qu’attendez-vous pour filer ? Demanda Abel en montrant la sortit de l’impasse.

Sans plus attendre, Ruben se transforma en chèvre et courut aussi vite que cette forme le lui permit. On entendait le bruit de sabot s’éloigner de plus en plus rapidement quand Abel se tourna vers Ai-Li.

Très chère, avez-vous fait ce que je vous avais demandé ?
Bien sûr, pendant qu’il était concentré à observer ma poitrine, je lui ai versé un décontractant musculaire. Il devrait faire effet dans peu de temps.
Parfait, je vais pouvoir m’amuser un peu avec lui.

Abel ferma les yeux et écarta les bras. Ces mains s’allongèrent pour se terminer en de longues griffes acérées, ces cheveux noirs de jais perdirent de leurs couleurs au point de devenir blancs comme la neige. Dans son dos, de grandes ailes noires ainsi qu’une queue de lion avaient poussé, sa peau s’était assombrie, ces yeux étaient devenus rouge sang.
Il ne faisait qu’un avec Zaël.

Le bourreau déploya ces ailes quand Ai-li lui demanda.

Puis-je vous observez pendant votre travail ? Je pourrais me transformer et venir avec vous.
Pas moyen, j’suis pas un putain de cheval. Si elle veut te voir à l’action qu’elle bouge ces grosses cuisses et qu’elle se n’assomme pas avec sa paire la vache à lait !
Je suis désolé très chère, mais Zaël ne semble pas vouloir accepter votre requête.
Très bien ! Répondit Ai-li, un air offusqué déformant ces traits fins. Puisque c’est ainsi, je vous suivrais du sol.

Elle se transforma en vipère et partit en direction de la sortie de l’impasse, disparaissant dans la nuit. Abel, enfin seul, déploya ces ailes et rejoignit le ciel nocturne en quelques battements d’ailes.


Abel écrit en Darkblue
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Abel Tirildil
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MessageSujet: Re: Que le spectacle... Commence !   Lun 16 Mai - 22:20



Rapidement, il se trouva seul parmi les étoiles, loin au-dessus des lumières de la ville. La nuit l’enlaça de ces bras glacés, le vent caressa doucement ces cheveux blanchis par sa transformation. Le calme ambiant apaisait Abel, mais l’heure n’était pas à la détente, mais à l’action.

Il arrêta de battre des ailes pour fondre en piqué sur Aswar, le vent sifflait dans le creux de ces oreilles. Le bourreau rouvrit les ailes justes avant d’arriver au niveau des toits de la ville et se propulsa avec force vers l’avant. Abel scruta les rues et allées sous lui à la recherche de sa proie, il vit des badauds titubant pour rentrer chez eux, des couples se pensant seuls, une vipère se faufiler rapidement sous lui, mais aucune trace de Ruben.
La chèvre serait-elle plus rapide que le griffon ? Absurde ! Une proie ne peut être plus rapide qu’un prédateur.

Il vola au-dessus d’un carrefour et c’est là qu’il vit une chèvre avancer péniblement dans une ruelle. Abel bifurqua dans cette direction et vola en cercle au-dessus de l’allée qui semblait être une impasse, décidément ce Ruben aimait ce genre d’endroit. Rapidement, il repéra sa proie qui avait repris sa forme originelle et tentait péniblement de se mettre sur ces pieds en s’aidant de la palissade barrant le fond de ce cul-de-sac.

Piètre spectacle. Dit Abel en se posant dans l’impasse.

En entendant sa voix, Ruben lâcha un petit cri apeuré et paniqua en tentant de se remettre sur ces jambes, mais c’était impossible pour lui.

S’il vous plait ! Ne me tuez pas !
Oh, mais vous parlez encore ? Surprenant avec le décontractant qu’Ai-Li vous a donné, vous devriez ne plus pouvoir vous servir de votre bouche.
D-de quoi vous parhez ! Bredouilla Ruben.
Voilà de quoi je parlais. Dit Abel en avançant doucement vers sa proie. Je dois vous avouer que je suis déçu. Je pensais que la chasse serait amusante avec cette potion, mais elle était plutôt ennuyante. Vous n’avez parcouru que quelques rues avant de vous effondrer et là vous êtes devant moi, sans possibilité de faire un geste.

Abel s’arrêta devant Ruben et réfléchit quelques secondes.

Je pense même vous laisser en vie pour le moment et vous retrouver plus tard, que votre mort soit plus intéressante de celle-ci. Qu’en dites-vous ?

Une lueur pleine d’espoir apparu dans les yeux humides de Ruben. À cette réaction, Abel eut un petit sourire en se baissant pour avoir le visage face à celui de sa proie. Il leva la main gauche et enfonça la griffe de son index dans la joue de Ruben et descendit vers la mâchoire faisant apparaitre une coupure profonde.

Vous pensiez sincèrement que j’allais laisser une personne aussi inutile que vous en vie ? Que vous alliez pouvoir vivre quelque part dans la peur de me revoir ? L’idée est plutôt tentante, mais je préfère vous tuer tout de suite. Ne vous inquiétez pas se sera rapide, enfin le temps que vous vous vidiez de votre sang.

Ruben n’arrivait plus à bouger un muscle et lâcha un hurlement sourd au travers de sa bouche close quand Abel lui trancha la gorge d’un geste lent allant de gauche à droite avec son index.

Vous êtes horrible Abel ! Dit une voix derrière lui.

Il se retourna et vit Ai-Li, les bras croisés, à l’entrée de l’impasse. Elle s’approcha d’Abel qui se leva et se tourna pour lui faire face.

Vous deviez m’attendre pour la mise à mort !
Désolé très chère, j’avais complètement oublié. J’étais trop obnubilé à chercher un moyen de m’amuser un peu dans cette mission des plus banale.
Ce n’est pas une excuse. Répondit-elle en faisant une moue boudeuse.
En effet et pour me faire pardonner. Dit Abel en reprenant sa forme humaine. Je vous invite dans un restaurant de luxe à Theonova, ils font un merveilleux Ris de veau meunière. C’est une vraie merveille, même ma chef n’arrive pas à le reproduire.
C’est un bon début pour vous excuser. Dit Ai-Li avec un petit sourire taquin. Avant de penser à ce repas qui s’annonce succulent, nous devant terminer notre mission. Comme c’était sa dernière vie, il faudra faire disparaitre le corps.
Ne vous inquiétez pas pour ça, des agents d’Umbra se trouvent ici et sont déjà au courant de notre présence. Ils feront le ménage pour nous.
Parfait ! Nous n’avons plus qu’à rentrer à Theonova, j’ai hâte d’être dans le restaurant dont vous avez parlé plus tôt.

Ils sortirent de l’allée, laissant Ruben mourir à petit feu son sang dégoulinant de sa gorge ouverte. Ils partirent en direction du lieu où se trouvait la calèche, quand Abel s’arrêta.

Aurais-je laissé ma canne dans l’impasse non loin de la taverne ?
Ne vous inquiétez pas, elle vous attend dans mon carrosse. Comme vous aviez peur de la perdre et laisser une preuve aussi évidente, vous ne l’avez pas prise avec vous.
Ah oui, c’est exact ! Merci de vous en rappeler. Eh bien, plus rien ne nous retient ici alors.

Ils rejoignirent la calèche d’Ai-Li est partir d’Aswar, laissant derrière eux le corps sans vie de Ruben que des hommes d’Umbra avaient déjà fait disparaitre de l’impasse.



Abel écrit en Darkblue
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