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 Rencontre des moins fortuites

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Ausulf Ekberson
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Errantia

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Magie: Air
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Métier: Troubadour
MessageSujet: Rencontre des moins fortuites   Dim 7 Aoû - 19:52



Retour en début de parcours, à l’entrée de Tyrigia. Cette fois-ci, les vents le laissent entrer dans la capitale des Magia avec pour seule information sur ce qu'ils veulent de lui : le jeune bibliothécaire. Qu'ils souhaitent que les deux se rencontrent ou qu'ils souhaitent qu'il lui donne la mort, ils ne l'ont pas dit... Mais il pense que pour une fois, son envie et celle des vents vont de pair car la raison de sa première venue dans cette partie du Golf était de visiter la Grande Bibliothèque de la capitale, surtout les livres spécialisés sur la magie de l'ombre.
Il n'a pas fallut longtemps à Ausulf, que les vents lui parlent ou non, pour apprendre que ces ouvrages étaient conservés dans les rayons des manuscrits interdits. Autant dire que la seule personne qui a accès à ces étagères est bien le chef de la bibliothèque. Mais on peut se permettre de rêver et souhaiter sans compter, que même un jeune bibliothécaire peut se faufiler dans ces rayons. Au moins pour y lire si ce n'est pour traverser les lieux.
La vraie difficulté est donc de trouver le nom de ce jeune homme et surtout de savoir comment l'approcher sans que cela ne soit trop suspect. Ausulf s'enfonce donc dans la ville et va dans le premier endroit auquel il pense pour connaître tous les ragots d'une ville : le quartier des bars. Surtout ceux près du port.

~*~

Un verre, deux verres, trois verres. Il n'en a pas fallu plus pour apprendre tout ce qu'il voulait sur l'une des dernières recrues de la Grande Bibliothèque : Bara Jord. A son grand étonnement, c'est même plutôt quelqu'un de très connu dans ce quartier ainsi que dans celui des plaisir apparemment, en tout cas d’après les ivrognes du coin. Et la descriptions qu'ils ont faite de lui est encore plus surprenante qu'elle ne colle certainement pas avec l'image qu'on aurait d'un ver de livres. C'est même tout l’opposé puisqu'on lui dessine le portrait d'un voyou des rues, d'un bagarreur, d'un moins que rien ivrogne qui se bat avec tous ceux qui s'approchent de trop près. Et d’après les habitués, il aurait plein d'autres défauts mais ses plus grandes drogues restent l'alcool, la cigarette et les femmes.
Ce bonhomme semble être de la fibre des personnes qu'il apprécie : poussés par leurs envies, ils sont plus simples aa manipuler. Il n'aura pas à faire trop d'effort pour devenir son nouveau meilleur ami. Il est déjà prêt aa le devenir car les poivrots, croyant qu'il veut tabasser le jeune Bara, lui offrent toutes ses consommations jusqu'aa la fin de la nuit.

~*~

Le lendemain matin, ou plutôt midi, il doit réfléchir à la marche aa suivre. Il en profite donc pour repérer les lieux et voir s'il peut déjà apprendre les habitudes du jeune rat de bibliothèque. Il pensait que ce serait trop tard pour l'apercevoir avant qu'il ne rentre au travail mais il semblerait que sa nuit fut plus agitée que celle du poète. Il n'eu aucun mal aa deviner qu'il s'agissait bien de Bara Jord : jeune homme aux cheveux rouge et au style débraillé. Il le regarda intensément pendant qu'il se battait pour rentrer dans le bâtiment sans se faire repérer par la sécurité ou par ses supérieurs.
Bien trop apparemment puisqu'une femme l'alpagua pour lui reprocher son regard. Il semble qu'elle fasse partie des nombreuses conquêtes, ou encore de celles qui souhaiteraient le devenir. Après quelques secondes de bruits stridents et outrés, il arrive à la calmer en lui faisant croire qu'il enquête sur Bara Jord au nom d'une femme bafouée. Tout de suite, la curiosité prend le pas sur la haine et elle lui révèle plus d'informations qu'il ne peut offrir en retour. C'est une folle ! Elle connait chacun des bars, magasins de tabacs, lieu de proxénétisme et quoi d'autre encore, que fréquente le jeune... noble ! C'est donc la raison de sa présence dans ces lieux sacrés pour la famille Magia, il fait partie de la caste des Nobles. Cela change tout... Un idiot qui ne peut contrôler ses pulsions est bien plus manipulable qu'un nobliau dépravé... Pour peu, il suffirait qu'il soit persuadée que ce poste dans la bibliothèque prouve son importance et tout serait raté.
Ausulf abandonnerait bien maintenant mais les vents lui ont dit de venir et de le trouver, c'est donc qu'il y a forcement quelque chose aa découvrir sur cette personne ou par cette personne. Il prend donc de l'argent et promet aa la jeune folle de la tenir au courant de l’évolution de son enquête et il commence aa réfléchir aa la prochaine étape.

C'est un long chemin que celui de son plan, mais il est fatigué des conflits après l'histoire d'Aren et celle du mercenaire. Il observe donc le noble pendant trois jours et note tous les chemins qu'il emprunte. Ensuite, pendant les quatre jours qui suivent, il se place à quelques rues, quelques mètres, des endroits que Bara fréquente et y joue de sa musique et de sa voix. Ce qu'il souhaite, c'est qu'inconsciemment, le nobliau ai l'impression de le connaître quand il le rencontrera pour de vrai. Sa voix lui sera déjà familière et son cerveau l'aura déjà enregistré comme non agressive. C'est un plus.
Seulement cette technique marcherait bien mieux s'il pouvait profiter de deux semaines supplémentaires mais les vents le pressent et on ne discute pas avec les vents. Surtout ceux-la. L'heure est donc venue de le rencontrer...

~*~

Plusieurs fois, Ausulf s'est demandé comment le jeune noble n'avait pas pu le remarquer. Mais très vite, il comprit que de nombreuses personnes suivaient régulièrement Bara et que le musicien passait inaperçu entre les femmes amoureuses et les hommes jaloux ou battus la veille. Une chouette brochette de personnages hétéroclites, tous voués par le désir de discuter avec Bara. Un jeune Eryen qui devient de plus en plus intéressant.
Mais nous sommes le huitième jour et les vents lui disent que c'est aujourd'hui ou jamais alors Ausulf s'avance vers un vendeur de tabac très prisé par le jeune noble et il commence aa regarder les prix et les différents types d'herbes qu'on peut y trouver mais il est perdu... En bon troubadour des grands chemins, il prend surtout le premier tabac qu'il trouve sans demander de quel type de « cépage » il provient. Il est complètement perdu et tant mieux car il espère pouvoir en tirer profit.
Il commence donc à discuter avec le vieil homme et la discussion prend des allures de passionné. Il connait chaque producteur de cette herbe « divine » et il ne conseille que les meilleures de toute l'ile de Cirahuir. Le poète écoute patiemment mais précise au bout d'un moment que c'est aussi les tabacs les plus chers de toute l'ile, ce qui énerve prodigieusement le marchand, lui faisant faire de grands gestes vers le ciel ou vers le reste du public. Cette remarque n'est pas sortie par hasard, bien que les prix soient réellement exorbitants, il attendait surtout qu'un certain jeune homme aux cheveux rouges arrive dans cette échoppe pour le dire à haute et intelligible voix !

- J'espère au moins que ces tabacs ont des vertus médicinales ! Ou alors qu'elles offrent un accès plus aisé aux mondes des esprits !

- Oh ! Monsieur est connaisseur ou farceur ! Mais qu'imaginez-vous ? Demandez-moi un effet désiré et je vous vend l'herbe correspondante !
Il commençait à reprendre de sa contenance et croyant le musicien intéressé par des drogues plus fortes, il commençait à sortir différents pots de racines et champignons. Les prix étaient indiqués sur une étiquette collée sur les parois de verre.

- Seriez-vous en train d'essayer de m'acheter un organe ? Je devrai hypothéquer ma mère pour pouvoir payer ce produit.
- Comment ? Me traiteriez-vous de voleur ? Savez-vous à quel point ces produits sont rares ?
- Je sais surtout qu'ils sont illégaux...
Le marchand perd toute contenance pendant quelques secondes, ne sachant quoi répondre à ce qui sonne comme une menace. Il range lentement les produits et devient suspicieux, Ausulf ne le voit pas faire mais la main du vieil homme s'approche d'une corde sous le comptoir, corde qui fera sonner une cloche dans les sous-sols s'il trouve le besoin de tirer dessus.

Tu ferais mieux de commencer à parler au roux car il pourrait partir, énervé par tes plaintes.
Reparles-moi quand tu auras quelque chose de nouveau à me dire.
Soupir d'énervement et grognement outragé mais Cerel se tait et s'enferme dans une partie de l'esprit d'Ausulf qui n'appartient qu'à lui.
Ausulf fait un signe de la main en gage de paix vers le vieil homme et regarde les différents noms des tabacs mais il se dirige surtout l'air de rien vers Bara Jord. Il grommelle en répétant que ces noms ne l'aident en rien et il fait semblant de remarquer enfin la présence du jeune noble.

- Excusez-moi monseigneur mais pourriez-vous aider un pauvre ménestrel ? J'achète généralement le premier tabac que je vois quand j'arrive en ville mais on m'a conseillé cette échoppe et je suis perdu devant tant de diversité...
Il fait un geste théâtral mais mesuré pour montrer l'étendue des étagères. Plus d'une cinquantaine de variétés sont présentées avec style et chaque écriteau est décoré différemment pour donner un avant-goût lyrique à chacune.
- En avez-vous essayé plusieurs ? Que me conseilleriez-vous ?


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