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 La main dans le sac

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MessageSujet: La main dans le sac    Jeu 11 Juin - 14:59



Hedwige ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d’œil vers le Nord, son regard remontant le fleuve, vers la contrée d'Anéa. Elle n'était là que depuis quelques jours et déjà, elle avait le mal de sa région. Pourtant, elle aurait tout donné jadis pour quitter ses terres et visiter un peu plus le monde. Combien de fois n'avait-elle pas supplié ses parents pour les convaincre de la prendre avec eux, lors de leurs divers voyage diplomatique ? Sans succès, maintenant qu'elle n'avait plus d'entrave, elle avait du mal à se réjouir. Tout simplement, parce que l'inquiétude la rongeait, le voyage avait été long et la carriole pas très grande. Ainsi, elle avait uniquement à ses côtés Kilian et Gavrihil en tant qu'homme à tous faire. La jeune femme aurait souhaité prendre avec elle, la jeune Aeris, son état la préoccupait de jour en jour. Octave, lui avait déconseillé d'amenée la  brune, son état était déjà instable alors qu'elle était en sécurité au palais, il n'osait imaginer dans une contrée étrangère. Et quand bien même, elle rassurait celle-ci, qu'elle n'irait pas la vendre, au plus grand marché au esclave existant, il y aurait toujours un doute pour sa patiente, ce qui ne lui ajouterait que du stresse. Répugnant à laisser sa protégée, elle n'avait eut le choix, cette sortie était prévue depuis des mois et elle devait trouver de nouveau renseignement, il n'y avait rien dans sa bibliothèque. Peut-être qu'elle arriverait à trouver des ouvrages plus ancien, qui la renseignerai sur l'état de la jeune fille. Elle ne put que partir quand Nala lui avait assuré, qu'elle prendrait soin de la jeune esclave et enverrait un messager s'il y avait le moindre problème.

La princesse fronça les sourcils, elle venait de voir apparaître dans la main de Gravihil une bourse, d'après le bruit des pièces qui s'entrechoquait tandis qu'il la faisait sauté dans sa main, qui devait être pleine. Or, la demoiselle n'avait encore rien donné à son serviteur, pour les divers achats qu'elle avait prévu. Prise d'un doute, la demoiselle porta vivement la main à sa taille, pour rejoindre sa ceinture et vérifier si le sac en cuir, y figurait toujours. Elle constata que c'était bien le cas, quand elle souleva légèrement celui-ci, elle était certaine qu'il ne manquait pas une pièce. Elle avait pesé le sac, avant de quitter sa chambre, pour savoir combien elle pourrait dépenser maximum.

Hedwige laissa un soupir s'échapper de ses lèvres et s'immobilisa, cessant de passer d'un étal à l'autre, qu'elle ne regardait pas de toute façon.

-"Gavrihil, puis-je savoir où tu as pris cette bourse ? "
-" Quelqu'un de distrait, visiblement " Sourit sans aucune gêne l'homme à la chevelure bleue.

Pour lui, la faute revenait principalement aux autres, si quelqu'un ne faisait pas attention à ses affaires ou les laissait à porter de main, c'était qu'on n'en voulait plus, donc il pouvait les prendre. La jeune noble avait beau lui expliquer que ce n'était pas ainsi que fonctionnait les choses, la leçon était loin de rentrée. La blanche grimaça, si au palais, le tatouage en forme de lotus qu'il portait près du nombril lui avait déjà sauver la vie, ici, elle n'en était pas certaine. Il était reconnu que le lotus bleu, était le symbole de la princesse des Alchiminae, ainsi s'en prendre à un de ses esclaves était comme une attaque personnelle envers la dauphine.

-"Qui ?" Demanda d'une voix calme mais sévère la jeune femme alors qu'elle reprenait dans sa paume, la bourse en cuir.
-"..."
-"Si tu ne veux pas que les autorités de Théonova te tranche la main, je te conseille de répondre. " Voyant qu'elle n'obtenait toujours aucune réponse de la part de son serviteur, la princesse ajouta "Et je ne ferai rien pour les en empêcher."

Hedwige put percevoir une lueur d'inquiétude dans les prunelles bleutée, elle n'était pas reconnue comme étant une maîtresse des plus sévères, au contraire, la plupart des aristocrates la trouvait parfois légèrement laxiste. Or, si cela ne dérangeait pas la jeune noble, que son esclave, dérobe des objets aux nobles de sa maison, dont elle ne supportait que rarement la présence, ici, tous avait une autre dimension. Il s'agissait aussi bien de son image que de la sécurité direct de son homme de main. Peut-être, comprit-il pour la première fois en vingt-cinq ans que s'il avait eu la vie sauve, par un caprice de sa part, il pourrait la perdre pour une raison encore plus futile.

D'un mouvement sec de la mâchoire, il désigna un petit groupe, qui était rassemblé auprès d'un étal de tissus. Au vue de leur parure, elle aurait dit que ceux-ci appartenait certainement au contrée de Castesias, une chance pour elle. Car, la demoiselle savait que la dirigeante de la famille Bellatore avait une certaine largesse d'esprit et ne condamnerai peut-être pas son serviteur. Prenant une bonne inspiration, la princesse se dirigea vers le rassemblement et s'arrêta à quelques pas, levant la bourse au niveau de ses yeux. Elle s’éclaircit la voix et s'adressa d'une voix claire et posée

-"Je pense que ceci, vous appartient." Elle ne s'adressait à personne en particulier, attendant les réactions qui allait de pair avec sa remarque.
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Selawyr Loewyn
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MessageSujet: Re: La main dans le sac    Lun 22 Juin - 11:20

Cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas eu à me rendre à la capitale, et pour être franche celle-ci commençait un peu à me manquer ; non pas que je n'aime pas Castyr et sa région, j'ai toujours eu beaucoup d'affection pour ma terre natale et j'aime encore plus ses habitants, mais j'ai toujours aimé l'ambiance de Théonova, ses rues animées, ses artistes, ses couleurs et son palais, si somptueux que notre palais de cristal ressemblerait à une villa à côté de lui. De plus, il est encore plus simple de me fondre dans la foule ici, de discuter avec les artisans de la ville, de savoir ce qu'il se passe sur l'île de leur point de vue. Généralement, ils ne parlent que de futilités, de leur propre vie, ne se souciant pas de la vie politique et des enjeux commerciaux... Mais s'ils commencent à parler entre eux d'un sujet particulier, d'une crainte ou d'une attente... C'est que cela doit être important. Cela me donne un autre point de vue et cela me permet de relativiser vis à vis des jeux de pouvoirs qui ne cessent de se faire entre les différentes familles. J'ai toujours été joueuse, certes, mais je n'aime pas tous ces menteurs qui tentent de se faire bien voir. Moi, je suis incapable de mentir. A se demander pourquoi mon père a insisté dans son testament pour que je lui succède... Néanmoins, je ne manque pas de caractère et j'ai déjà prouvé à de maintes reprises à mes conseillers qu'ils n'avaient pas intérêt à me prendre de haut parce que je suis une femme, au risque de le regretter. J'ai d'ailleurs déjà fait arrêter quelques uns d'entre eux après avoir découvert qu'ils complotaient contre moi, au début de mon règne. Les choses se sont rapidement calmées après cela et ces hommes croupissent toujours dans leur geôle, expiant leur peine. Pas de pitié pour les traîtres.

Enfin... La matinée est déjà bien entamée lorsque nous nous décidons à faire un tour sur le marché doré, cette fois de façon officielle. Wyrim est à mes côtés, comme toujours, s'assurant que personne ne tente quoique ce soit à mon égard. De mon côté, j'observe les différentes étals, salue ceux qui me reconnaisse et achète quelques fruits que je grignote tout en ignorant le regard amusé de mon garde du corps, qui me traite toujours de petit oiseau lorsqu'il me voit faire. Azhàra est silencieuse aujourd'hui mais ce n'est pas plus mal, elle a besoin de repos. Ce roch qui hante nos rêves semble l'a perturber. Moi-même, je commence à me poser de nombreuses questions et je songe à la nuit dernière, tandis que nous sommes arrêtés face à un vendeur de tissus, dont le stand brille de milles et une couleurs. Certaines de ces soies seraient intéressantes pour l'un de mes kimonos, comme celui que je porte aujourd'hui...

- Princesse.

Je sors de mes pensées, tourne la tête vers Wyrim et suis son regard, remarquant sans peine un petit groupe qui se dirige droit vers nous. Je reconnais sans mal ces cheveux blancs pour les avoir déjà vus, mais c'est mon garde du corps qui me souffle à l'oreille le nom de sa propriétaire. Evidemment... Je me redresse et attends qu'ils soient en face de nous, m'apprêtant à les saluer, lorsque la jeune fille me prend de court en nous tendant une bourse. Je hausse un sourcil, observe le groupe puis Wyrim. Celui-ci croise mon regard et se tourne vers la jeune femme, s'inclinant devant elle.

- Il me semblait l'avoir égaré dans cette foule... Je vous remercie.

Il reprend sa bourse tandis que nous échangeons de nouveau un regard. Il a été parfait, comme à l'ordinaire ; jamais Wy' ne perdrait sa bourse volontairement étant donné la façon dont il l'attache, mais il est inutile de créer un accident diplomatique pour si peu, nous sommes assez civilisé pour cela. A mon tour, je m'incline devant la jeune fille, un léger sourire aux lèvres.

- Voilà donc une agréable coïncidence. Cela faisait longtemps que je souhaitais faire votre connaissance, mademoiselle Wygaard.

M'a-t-elle reconnue ? Je le saurais bien assez tôt...
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MessageSujet: Re: La main dans le sac    Jeu 25 Juin - 17:10



Un sourire crispé se glissa jusqu'au lèvre de la jeune femme, si elle ne connaissait pas l'homme à qui Gavrihil avait volé sa bourse, c'était tout le contraire de sa compagne. Enfin connaître était un bien grand mot, parce qu'elle avait du croisé celle-ci deux fois, au long de sa courte existence. Lors de la grande fête de sa majorité, même si elle n'avait pas souvenance que l'adulte lui ait adressé la parole. Juste un bon anniversaire peut-être, noyé parmi tant d'autres, à l'époque elle avait surtout rencontré beaucoup de garçons. Vu qu'elle était à présent en âge de ce marié, sa famille avait prévu un vrai défilé dont elle avait eut le plus grand mal à se débarrasser. La seconde fois, lors de la présentation au public de Léo, sauf qu'elle était sûr de ne pas avoir adresser un mot à la jeune femme en kimono. Pour la simple et bonne raison, qu'elle n'avait parler à personne ce soir là, elle n'acceptait que difficilement l'existence et la présence de ce nouveau petit frère.

Il y avait des centaines et des centaines de personnes qui se bousculaient dans les allées du marché d'or, bien qu'elle avait reconnu les parures des habitants de Castesia, elle n'aurait jamais imaginé tombée sur la reine en personne. Gardant tant bien que mal, son sourire sur les lèvres, elle jeta un coup d’œil des plus sombres à son serviteur. Les yeux de la princesse ne souriait que très rarement, dissimulant sa colère, elle fit en sorte d'adoucir son rictus. Le masque qu'elle utilisait alors qu'elle était obligée de bavasser avec les nobles de sa maison était en place.

La jeune princesse fit une révérence et s'apprêtait à répondre à la politesse mais elle eut, une seconde d'hésitation. Elle ne savait qu'elle titre elle devait utiliser pour sa comparse, ni même s'il était mieux qu'elle l'appelle par son prénom ou son nom de famille. Si elle n'était pas si maître d'elle-même, elle se serait mordu la lèvre de frustration, elle ne supportait pas ce genre de théâtre politique mais elle était bien obligée de s'y plier. Il s'agissait de l'avenir de sa maison après tout et elle n'était pas assez égoïste pour risquer un accident diplomatique, surtout que son aînée avait déjà bien allégée la situation.

-" Reine Loewyn, j'aurai tout de même préférée que cela soit en de meilleur circonstance. Cependant, je suis flattée de l’intérêt que vous me portez et vous assure qu'il est réciproque. "

Hedwige ne mentait pas, elle n'était pas très douée pour les civilités, car elle détestait l'hypocrisie et les jeux de politiciens. Elle disait toujours ce qu'elle pensait, en englobant ses paroles de sucre ou de vinaigre selon les circonstances. La dauphine portait une vive admiration, du moins autant que cela était possible de sa part, envers la Chef des Bellator. Sans celle-ci, elle n'aurait jamais pu entrevoir la possibilité de prendre la place de son grand-père, autrement qu'en contractant un mariage.
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MessageSujet: Re: La main dans le sac    Jeu 2 Juil - 14:19

J'adresse un sourire doux à la jeune femme qui me fait face lorsque celle-ci me salut et s'excuse pour les circonstances de notre rencontre, afin de lui faire comprendre que ce n'est rien. J'ai l'habitude de faire des rencontres au moment où je ne m'y attends pas, et je suis plutôt ravie qu'il s'agisse de la première princesse de la famille Wygaard ; ainsi, peut-être vais-je pouvoir en apprendre un peu plus sur la situation réelle de sa famille, si j'arrive à démêler le vrai du faux, puisque la princesse ne dévoilerait rien de compromettant à un membre d'une autre maison, et encore moins à la famille régente de la fameuse caste de guerriers du désert. Nous avons cette réputation de ne pas nous laisser marcher sur les pieds et les plus anciens pensent encore que nous avons l'âme de guerriers conquérants, comme certains de mes ancêtres, bien qu'il n'en soit rien. Tout ce que je souhaite, c'est garder l'équilibre entre les maisons et la capitale, et que les problèmes que nous avons tous rencontrés ces dernières années soient enfin derrière nous ; la mort de mon père, la disparition de celui de la jeune femme me faisant face, la mort de l'ancien dirigeant des Inventor... Certains soupçonnent d'ailleurs Hassan derrière tout ça, mais j'ai bien du mal à y croire. Néanmoins, je ne peux écarter aucunes pistes, même s'il était autrefois mon ami...

Je sors rapidement de mes pensées ; il serait impoli de faire attendre mon interlocutrice en ne lui répondant pas.

- Vous m'en voyez flattée, demoiselle Wygaard. J'entends un léger rire dans mon esprit et hausse un sourcil interrogateur, même si la phoenix ne peut le voir.
- Toutes ces flatteries exagérées... Décidément, tu vis dans un monde bien triste, Sela. Je souris légèrement, la comprenant. Les paroles de la jeune femme peuvent n'être que pure politesse ; la plupart des personnes employant ce genre de termes ne le pense pas.
- Je sais, je sais... Mais il y a aussi de belles choses dans ce monde, il ne faut pas s'arrêter aux apparences. Je la sens sourire.
- Tu es adorable, jeune fille. Pas étonnant que la lumière t'aies choisie.

Je pourrais monologuer pendant encore des heures avec elle, aimant discuter du monde qui nous entoure, lui expliquer certaines choses, partager nos points de vue sur telle ou telle chose, apprendre de nouvelles choses sur le maniement de la lumière, mais ce serait bien malpoli vis à vis de mes interlocuteurs. Au lieu de ça, je leur présente d'un signe de la main mon protecteur, souriante.

- Je vous présente Wyrim Loewyn, mon protecteur. Il s'incline avec grâce, comme de coutume.
- C'est un honneur, demoiselle Wygaard.

J'observe la jeune femme et sa suite, silencieuse pendant un bref instant, mémorisant son visage dans mon esprit. Puis, toujours avec un sourire doux, je reprends la parole.

- Votre famille est en déplacement à la capitale ?
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